Cours de Golf

    Claude, 67 ans : plus de dos douloureux ni de balles à droite

    2 juin 2026
    Claude, 67 ans : plus de dos douloureux ni de balles à droite

    Claude, 67 ans : comment la méthode 3C a effacé ses douleurs et ses balles partant à droite

    Il y a quelques mois, Claude se levait le matin avec des douleurs dans les avant-bras et dans le dos si intenses qu'il ne pouvait parfois pas jouer. À 67 ans, quatre ans seulement après avoir découvert le golf, il accumulait les frustrations : des balles systématiquement parties à droite, un contact irrégulier, et une crispation permanente qui gâchait chaque partie. Aujourd'hui, il joue relâché, sans douleur, et prend enfin du plaisir. Voici son histoire.


    Un golfeur arrivé tard, mais bien décidé à progresser

    Claude a commencé le golf assez tard, à un âge où d'autres auraient pu hésiter. Quatre ans de pratique, et pourtant les problèmes s'accumulaient. Il décrit lui-même cette période sans détour :

    « J'avais beaucoup de douleurs dans les bras, beaucoup de douleurs dans le dos. Et j'étais pas satisfait de mon jeu. Il fallait par période toujours que je reprenne des cours pour me remettre plus ou moins bien. J'avais une grosse grosse tendance à droite. »

    Les balles filaient à droite au driver comme au fer. La crispation était telle qu'elle provoquait des douleurs musculaires aux avant-bras capables de l'empêcher de jouer certains matins. Quand on est en retraite et qu'on attend sa partie avec impatience, se lever avec ces douleurs est, comme il le dit, « catastrophique ».


    La rencontre avec la méthode 3C

    C'est sur internet que Claude découvre Alexis Cocheteux et la méthode 3C. Ce qui l'attire d'emblée, c'est l'approche :

    « Ta méthode me parlait parce qu'on applique le swing aux capacités physiques de chacun. Ça me paraissait complètement logique. »

    L'idée d'adapter le mouvement à son propre corps plutôt que de forcer un geste standard lui semble une évidence. Il hésite quand même — « c'est quand même une somme » — mais il finit par franchir le pas.

    « Je me suis dit, si je laisse passer la chance, elle reviendra peut-être pas. Donc voilà, je me suis lancé et je regarde pas en arrière. Ça a été le meilleur investissement golfique que j'ai fait. »


    Étape 1 : trouver et valider sa signature motrice

    La première étape de la méthode 3C consiste à déterminer la signature motrice du golfeur, c'est-à-dire le profil biomécanique unique qui va conditionner tout son apprentissage. Pour Claude, cette phase a été la plus difficile — et la plus révélatrice.

    Quand on croit se connaître, mais qu'on se trompe

    Claude pensait connaître son propre mouvement. Il s'est trompé. Et sans l'œil extérieur d'Alexis, il serait parti dans la mauvaise direction.

    « Pour moi tout a changé. Même quand j'appliquais ta méthode pour trouver ma signature, moi-même je me trompais. Donc c'est ton œil d'expert qui me disait : non Claude, c'est pas ça, c'est ça, je suis sûr que c'est ça. »

    Le point le plus difficile à accepter a été la jambe-pivot. Alexis a insisté : c'est la jambe gauche. Claude n'y croyait pas. Il a filmé exercice après exercice, les a envoyés, douté, recommencé. Et finalement :

    « Je t'ai écouté et en fait tu as raison. »

    Aujourd'hui, Claude est ancré, jambes-pivot à gauche, avec un plan de swing extérieur — exactement l'inverse de ce qu'il pensait être au départ. Si on se trompe sur la signature motrice, le cadran de l'équilibre est faussé, et toutes les corrections qui suivent reposent sur de mauvaises fondations.


    Étape 2 : appliquer la signature motrice pour corriger le push

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    Une fois la signature motrice validée, chaque exercice proposé par Alexis avait un but précis : contrer les balles partant à droite et améliorer la compression de balle. Claude n'en avait pas toujours conscience sur le moment, mais chaque demande s'inscrivait dans un système cohérent, construit autour de son profil.

    Le deep practice : « chiant, mais fondamental »

    L'outil central de cette phase est le deep practice — un travail à vitesse très lente, sans balle, pour créer des sensations motrices personnalisées. Claude vit en Bretagne, et janvier-février n'ont pas été cléments cette année-là. Qu'à cela ne tienne : il a fait ses séances dans son appartement, avec une raquette de tennis.

    « Ce mouvement très, très, très lent, c'est vrai qu'au début on est pas à l'aise. C'est chiant. Moi j'en fais cinq à dix minutes par jour, parfois deux fois — une fois le matin, une fois le soir. Mais il ne faut pas le faire sur des temps longs. »

    Il résume lui-même pourquoi c'est efficace, malgré la lenteur et l'inconfort : ce n'est pas une question de quantité, c'est une question de qualité du travail. Cinq minutes de deep practice vaut mieux qu'une heure à taper des balles sans intention.


    Les résultats en 60 jours

    Soixante jours de travail. Une période hivernale. Peu d'accès au parcours. Et pourtant :

    « Aujourd'hui j'ai beaucoup plus de plaisir à jouer. Je suis très relâché. Mon swing est cool. Mes balles sont beaucoup plus régulières. Mon contact est nettement meilleur. Je fais pratiquement plus de très mauvaises balles. »

    Les douleurs aux avant-bras et dans le dos ont disparu. Ce n'est pas un hasard : en travaillant dans sa signature motrice plutôt que contre elle, le corps n'est plus contraint à des compensations douloureuses. Claude gagne aussi environ une dizaine de mètres par club — un bonus, car ce n'était pas son objectif premier :

    « Pour moi c'était pouvoir jouer sans avoir mal et avoir du plaisir à jouer. Ça, c'était la priorité. »

    Son index est passé d'environ 35 à 20, et la saison extérieure ne fait que commencer au moment où cette interview est filmée.


    L'indépendance golfique : comprendre ses erreurs plutôt que les subir

    Ce que Claude a acquis au-delà des résultats chiffrés, c'est ce qu'Alexis appelle l'indépendance golfique. Deux à trois fois par semaine, il se filme seul avec un simple trépied Bluetooth à une vingtaine d'euros et son smartphone.

    « J'arrive à voir si j'ai fait une bonne montée, si mes bras sont en avance ou non. J'arrive à décortiquer tout ça. Alors qu'avant, non. »

    Quand il rate un coup maintenant, il comprend pourquoi. Il ne subit plus : il analyse, il corrige, il continue. Son ancien professeur est même venu le voir pour lui demander ce qu'il faisait.

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    Ce que Claude dirait à ceux qui hésitent

    « Moi je leur dirais que pour moi, personnellement, ça a changé énormément de choses. Donc si ça l'a fait pour moi, ça doit le faire pour tout le monde. »

    Et à ceux qui redoutent l'investissement :

    « Autant mettre le paquet une fois plutôt que de reprendre des cours par période sans jamais vraiment régler le problème. »


    Une deuxième jeunesse golfique — ou plutôt la première

    Claude conclut avec une phrase qui résume bien son parcours :

    « C'est ma première jeunesse en fait. Parce qu'il y a pas si longtemps que ça que je joue. Donc pour moi c'était le bon moment. »

    À 67 ans, il joue sans douleur, avec régularité, avec plaisir, et il comprend son swing. C'est précisément ce que propose la Méthode 3C : non pas reconstruire un geste à partir de zéro, mais partir de ce que vous êtes pour construire un golf qui vous ressemble et qui dure.

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